Asli Erdogan, l’une des écrivaines les plus célèbres de Turquie, militante pour les droits de l’homme et journaliste, sera à Athènes le 9 novembre pour parler sur le sujet “Ecrire comme résistance et résurrection, au Megaron à 19h00.

Née en 1967 à Istanbul, Asli Erdogan a étudié l’ingénierie informatique et la physique à l’université du Bosphore. A 24 ans, elle intègre CERN (Centre Européen de recherche nucléaire) et 1992 elle termine sa thèse sur la particule de Higgs.

En 1994, elle commence son doctorat à l’université PUC au Brésil, mais elle décide d’arrêter ses études pour se consacrer à l’écriture. En 1994, elle publie son premier roman ”L’homme coquillage”. Deux ans plus tard, elle retourne en Turquie et elle publie son deuxième livre ”Le Mandarin miraculeux” suivi par “La Ville dont la cape est rouge”, en 1998.

La même année, elle commence à écrire pour ‘Radikal’, un journal intellectuel turc de gauche. Dans sa chronique, elle traite des sujets controversés tels que la violence d’Etat, la discrimination et les droits de l’homme. En conséquence, elle est persécutée de diverses manières, elle perd son emploi plusieurs fois, elle fait l’objet de campagnes de lynchage et elle est obligé de vivre en exil pendant plusieurs années.

En août 2016, elle est arrêtée et elle passe quatre mois en prison pour appartenance à une organisation terroriste et «atteinte à l’unité nationale». Son passeport a été saisi et une interdiction de voyager a été émise. Le 7 septembre, Asli Erdogan reçoit son passeport et est libre de voyager à nouveau.

Les livres d’Aslı Erdogan sont traduits en plusieurs langues et ses textes ont été adaptés pour le théâtre et chorégraphiés en danse.

La conférence d’Erdogan au Megaron est organisée en collaboration avec la maison d’éditions Potamos. L’actrice grecque Amalia Moutousi lira des extraits des livres d’Asli Erdogan.

Le discours sera en anglais avec une traduction simultanée en grec et elle sera également diffusée ici.