Un groupe international de scientifiques utilise des nanobots pour détruire les tumeurs en limitant leur approvisionnement en sang et en les affamant. Dans une récente étude publiée dans Nature Biotechnology, des scientifiques de l’Arizona State University (ASU) et du Centre national de nanoscience et de technologie (NCNST) de l’Académie chinoise des sciences, ont démontré l’efficacité de ces nanorobots pour lutter contre la croissance tumorale. Les mini robots ont été en mesure de couper l’approvisionnement en sang pour le cancer du sein, le mélanome, les tumeurs cancéreuses de l’ovaire et du poumon chez la souris. Après seulement deux semaines de traitement, les chercheurs ont rapporté que le tissu tumoral rétrécissait.

Dans un communiqué de presse, Hao Yan, directeur du Centre de conception moléculaire et biomimétique de l’ASU Biodesign Institute, explique : « Nous avons développé le premier système robotique d’ADN entièrement autonome pour une conception médicamenteuse très précise et une thérapie ciblée contre le cancer. De plus, cette technologie peut être utilisée pour de nombreux types de cancer, puisque tous les vaisseaux sanguins solides qui se nourrissent de tumeurs sont essentiellement les mêmes ».

Ces robots ont été inspirés par l’origami, l’art japonais du pliage de papier. Chacun de ces nanorobots est constitué d’une feuille d’origami à ADN plat qui mesure 90 nanomètres par 60 nanomètres. La feuille contient une enzyme qui produit des caillots dans les vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur.

Les tentatives précédentes ne réussissaient pas à détruire les tumeurs sans nuire des tissus et des cellules sains. Ainsi, au lieu d’aller directement après les tumeurs, les chercheurs ont choisi de couper leurs approvisionnement en sang. En les “affamant”, ils peuvent les rétrécir et les tuer. « Ces nanorobots peuvent être programmés pour transporter des charges moléculaires et provoquer des blocages sanguins tumoraux sur site, ce qui peut entraîner la mort des tissus et rétrécir la tumeur », a déclaré Baoquan Ding, professeur au NCNST, dans un communiqué de presse.

Les résultats de cette nouvelle étude sont prometteurs et Yan et son équipe de recherche espèrent poursuivre les essais cliniques.

SOURCE : Futurism