Athènes sensibilise la communauté internationale à la dangereuse escalade de tension du côté turc et à la menace de stabilité régionale dans la région de la Méditerranée orientale.

Avec une démarche ferme de l’ambassadeur de Grèce en Turquie à Ankara et des lettres au secrétaire général de l’ONU, au secrétaire d’État américain, à l’UE et aux organisations internationales de l’aviation civile et de la navigation, Athènes proteste contre la nouvelle carte turque qui redéfinit la recherche et le sauvetage processus, s’approprie la moitié de la mer Égée en tant que zone d’action opérationnelle, et défie essentiellement la souveraineté de la Grèce dans la mer Égée, alors qu’Oruc Reis se déplace constamment à l’intérieur et à l’extérieur du plateau continental grec.

En même temps, le ministre grec des Affaires étrangères a écrit une lettre au commissaire européen à l’élargissement demandant la suspension de l’union douanière UE-Turquie. Aujourd’hui, M. Dendias se rend à Tirana, avec à l’ordre du jour le cours des relations gréco-albanaises, les développements en Méditerranée orientale et la perspective européenne des Balkans occidentaux. Lors du sommet tripartite Chypre-Grèce-Égypte qui se tiendra demain à Nicosie, les dirigeants discuteront des actes de provocation de la Turquie envers Chypre et la Grèce.

Le porte-parole du gouvernement, Stelios Petsas, a parlé d’une décision clairement illégale que la Turquie a prise, qui couvre des domaines qui appartiennent non seulement à la juridiction grecque, mais aussi à la souveraineté grecque, tandis que, interrogé sur l’activité du navire de recherche, il a nié que le navire menait des enquêtes.

Les partis d’opposition ont également appelé à des sanctions contre la Turquie.