Ce qui s’est passé avec la Turquie ces derniers jours, ne concerne pas seulement la Grèce, Chypre ou la Turquie, mais concerne principalement l’Europe et la Turquie, a souligné le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis dans son discours à la conférence d’Economist, où il a noté que « c’est un problème qui a une dimension purement européenne. Et l’Europe a clairement indiqué que ce qui est en jeu, c’est la sécurité de la Méditerranée orientale ».

« Nous sommes prêts à discuter avec la Turquie de la délimitation des zones maritimes de la mer Égée et de la Méditerranée orientale. Des discussions se poursuivent depuis plusieurs années. Des progrès ont été réalisés, mais nous n’avons jamais trouvé d’accord. Si nous ne parvenons pas à un accord, nous sommes prêts à porter la question devant la Cour internationale de justice de La Haye », a-t-il déclaré.

« Et nous respecterons la décision, qui sera basée sur un accord conjoint que nous signerons avec la Turquie. Nous demanderons à la Cour de statuer sur la question que nous avons soulevée. Selon le droit international, lorsque deux pays revendiquent des droits dans une zone maritime, les actions unilatérales ne sont pas autorisées », a ajouté Kyriakos Mitsotakis.