Les 28 États membres de l’UE devraient exprimer leurs “sérieuses préoccupations” concernant les activités minières de la Turquie en Méditerranée orientale et s’engageront à “répondre de manière appropriée à la pleine solidarité avec la République de Chypre” dans une déclaration préliminaire qui devrait être publiée aujourd’hui par le Conseil des affaires étrangères.

L’accent est toutefois mis sur le sommet du Conseil européen qui se tiendra jeudi et vendredi à Bruxelles, alors que les Européens menacent de geler la Turquie des négociations sur l’union douanière. Athènes et Nicosie renforcent leurs démarches diplomatiques afin de pouvoir décider d’imposer des sanctions à Ankara si celle-ci a effectivement procédé à des forages dans la ZEE de Chypre.

Yorgos Katrougalos et Nikos Christodoulides ont soulevé la question des actes de provocation illégaux commis par la Turquie auprès de leurs homologues luxembourgeois.

Le ministre grec des Affaires étrangères a noté que depuis mars 2018, le Conseil européen avait condamné les actions de la Turquie concernant le droit international. Il a également souligné la nécessité d’envoyer à Ankara un message clair et spécifique de dissuasion.