Le président turc Tayyip Erdogan fait quotidiennement des déclarations provocantes contre la Grèce.

Selon les médias allemands, le président turc a demandé à enquêter sur la possibilité de couler un navire de guerre grec dans la mer Égée afin qu’il n’y ait pas de victimes, ou d’abattre un avion de combat, ce qui a cependant été rejeté par les généraux de l’état-major turc.

La position d’Erdogan est particulièrement préoccupante à Bruxelles et à Washington. Le Département d’Etat a annoncé mardi la levée partielle de l’embargo sur les armes à Chypre, ce qui est symbolique car cela ne change pas l’équilibre militaire dans la région, mais au niveau diplomatique c’est une désapprobation objective de la tactique d’Ankara.

En même temps, selon la presse française, le porte-avions Charles de Gaulle a navigué de Toulon vers la Méditerranée orientale, accompagné d’un nombre non identifié de navires.

Pour sa part, la Grèce poursuit en permanence des contacts diplomatiques dans le but de renforcer ses positions dans les institutions internationales.

Mardi, le ministre des Affaires étrangères Nikos Dendias a eu une conversation téléphonique avec son homologue des Émirats arabes unis, Cheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan, avec qui il a parlé des développements en Méditerranée orientale et de la promotion de la stabilité régionale.

M. Dendias se rendra ensuite à New York vendredi, où il rencontrera le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres.