Le Premier ministre Alexis Tsipras, dans une lettre adressée au président du Conseil européen Donald Tusk, au Président de la Commission européenne, Jean Claude Juncker, et aux présidents du sommet de Rome, demande une réponse claire sur le modèle social européen et plus particulièrement concernant au sujet de relations de travail et des négociations collectives qui sont valables pour tous les Etats membres de l’UE ou pour tous les États membres, sauf la Grèce.

Dans sa lettre envoyée à tous les chefs de 27 pays de l’UE, le premier ministre a noté que « depuis sept ans, la Grèce est dans des programmes d’ajustement économique, qui ont imposé une condition d’exemption concernant les acquis européens, dont le plus important est l’exception des « meilleures pratiques » en matière des relations de travail et de l’institution des négociations collectives ».

« Nous respectons absolument nos engagements est nous adhérons » a déclaré le Premier ministre grec. « Nous ne pouvons pas, cependant, comprendre les exigences au-delà de ces engagements, tel que l’extension de l’exemption en Grèce des acquis sociaux européens, ce qui retarde inutilement l’achèvement de la deuxième évaluation du programme grec ».

En outre, M. Tsipras souligne qu’ « il est évident que la responsabilité de déterminer le cadre et les limites institutionnelles de l’Union européenne, ne fait pas partie aux organismes supranationaux non européens, mais aux institutions européennes et aux institutions intergouvernementales de l’UE ».