Les responsables politiques qui ont participé au sommet euro-méditerranéenne MED7 qui s’est conclue hier, jeudi 10/09, en Corse, ont envoyé un message à la Turquie.

Dans le texte des conclusions et plus précisément au paragraphe 6 sur la paix et la stabilité en Méditerranée, les dirigeants expriment leur plein soutien et solidarité à l’égard la Grèce et Chypre concernant les violations répétées de la souveraineté et des droits souverains, y compris les actions agressives de la Turquie.

Les sept dirigeants, tenant compte des conclusions du récent Conseil européen, ont regretté que la Turquie n’ait pas répondu aux appels répétés de l’UE pour mettre fin à ses actions unilatérales et illégales en Méditerranée orientale et en mer Égée.

Le président français Emmanuel Macron a appelé à une reprise du dialogue sans chantage ni menaces, et a utilisé un langage particulièrement tranchant, affirmant que la Turquie n’était plus un partenaire de la Méditerranée orientale.

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a souligné que la Turquie s’éloignait ouvertement du droit international et déstabilisait la Méditerranée orientale, tandis que le président chypriote Nikos Anastasiades a appelé Ankara à un dialogue honnête.

En même temps, lors de leur rencontre en tête-à-tête, Emanuel Macron et Kyriakos Mitsotakis, étaient en parfait accord sur la stratégie centrale vis-à-vis de la Turquie, ainsi que sur la coopération de défense bilatérale entre leurs deux pays.

“Les provocations doivent cesser pour que les discussions puissent commencer, sinon la voie est ouverte aux sanctions”, est le message livré par les deux dirigeants lors de leur réunion en Corse.