La Commission européenne prévoit que l’économie grecque se contractera de 9,7% en 2020 et augmentera de 7,9% en 2021, dans le contexte de la pandémie de Covid-19, selon le rapport des prévisions économiques du printemps préparé par la Direction générale des finances et présenté à la presse à Bruxelles, par le commissaire Paolo Gentiloni.

Plus précisément, la Commission prévoit une augmentation de la dette publique à environ 196,4% pour 2020 et une baisse à 182,6% pour 2021, un déficit de -6,4% pour 2020 et -2,1% pour 2021, un chômage de 19,9% pour 2020 et 16,8% pour 2021 et une inflation à -0,6% et + 0,5% pour les deux ans.

La Commission prévient que les restrictions de voyage de la Grèce sont une source de risques négatifs. “En raison de la forte concentration du tourisme pendant les mois d’été, même une brève extension des restrictions pourrait avoir un fort effet à la baisse. En outre, l’impact de la crise sur le grand secteur des services et les petites entreprises, qui sont plus vulnérables, pourrait être plus important que prévu et suspendre la reprise ».

« Aujourd’hui, la Commission réaffirme ce que nous avons souligné depuis le début: que la Grèce, en raison des choix du gouvernement, sera malheureusement le champion européen de la récession et des licenciements”, a déclaré le chef de l’opposition Alexis Tsipras, commentant les sinistres prédictions de l’UE.

« La priorité du gouvernement a été, est sera toujours, de protéger la santé publique et la vie humaine”, a répondu le porte-parole du gouvernement, Stelios Petsas.

« Nous ne nous faisons aucune illusion, nous disons la vérité et nous avançons sérieusement. Nous traitons la crise sanitaire avec soin et en prenant les mesures appropriées. Nous soutenons les travailleurs, les entreprises et les ménages touchés par la pandémie. Nous renforçons la cohésion sociale et nous ajoutons de plus en plus de carburant pour relancer l’économie », note M. Petsas.