Les 4-5 dernières années, l’utilisation de robots chez les patients souffrant d’une forme de démence est piloté dans des pays comme l’Amérique, le Japon, le Canada, l’Australie et l’Angleterre. Les résultats sont encourageants, puisque la plupart des patients réagissent bien à la présence de robots.

En 2015, au festival de théâtre d’Édimbourg, le groupe de théâtre Pipeline, a présenté Spillikin, une pièce pour quatre acteurs et un… robot.

C’est l’histoire d’amour d’un couple, Sally et Raymond qui se passe en 2029. Raymond est un ingénieur en robotique qui souffre d’une maladie incurable et il ne lui reste qu’une courte durée de vie. Un peu avant sa mort, il décide de construire un robot pour s’occuper de Sally qui souffre d’Alzheimer. Le robot est équipé d’une conscience, des souvenirs et de la personnalité de Raymond.

La vie de Sally avec le robot se passe bien, et graduellement, le robot commence à «ressembler» de plus en plus à Raymond. Sally commence à confondre le robot avec son mari et elle forme une relation presque humaine avec lui. Elle partage les souvenirs de son mariage, ils chantent, ils jouent et ils revivent leur vie commune.

Cette pièce de théâtre parle des relations humaines, de leurs complexités et de la façon dont les gens traitent leurs souvenirs et le sentiment de perte.

Le groupe de théâtre de Cornwall, a collaboré avec la société de robotique Arts Engineered qui a construit le RoboThespian, un robot humanoïde, entièrement interactif et multilingue qui a été utilisé dans les centres de recherche et des universités.

Spillikin a reçu des critiques élogieuses du public et est actuellement en tournée en Angleterre.